
Les restaurants d’Antony se vérifient carte en main. Sept tables ici : Jean et Rosalie sur la place Patrick-Devedjian, l’Osteria Pietrinella et Nawar dans le centre ancien, Chez Quyên-Chi et Indian Palace sur l’avenue de la Division Leclerc, Sushi Antony vers la Croix-de-Berny. Ce que chacune publie, et quoi vérifier avant de réserver.
Les restaurants d’Antony, sept tables et trois pôles
Le critère de cette liste : chaque maison publie sa carte plat par plat, et ses jours de service pour la plupart. Vous lisez donc les intitulés, les garnitures et les produits nommés avant de réserver, au lieu de choisir sur une photo de façade. Une carte reste une promesse que l’assiette confirme ou non ; elle dit au moins ce que la cuisine accepte d’annoncer par écrit. Tous les relevés qui suivent datent du 21 octobre 2026.
Ces sept adresses se rangent en trois pôles : quatre dans le centre ancien, autour de la place Patrick-Devedjian et de la rue de l’Église ; deux le long de l’avenue de la Division Leclerc ; une du côté de l’avenue Aristide-Briand et de la Croix-de-Berny. Les restaurants d’Antony suivent cette géographie commerçante, pas une rue unique.
Le centre ancien : quatre tables entre le marché et la rue de l’Église

La place Patrick-Devedjian, dont l’ancien nom est place du Marché, est décrite par la ville comme piétonne et ombragée, à deux pas de la rue commerçante Auguste-Mounié. Le marché du centre-ville s’y tient le mardi, le jeudi et le dimanche, de 7 h 30 à 13 h 30, selon la ville d’Antony. Deux des quatre tables de ce pôle y ont leur adresse, les deux autres se trouvent rue de l’Église et place de l’Hôtel de Ville.
Jean, 6 place Patrick-Devedjian
- Carte : cuisine française traditionnelle et grands classiques du terroir, avec blanquette de veau à l’ancienne, steak tartare préparé minute, bavette Angus, planches de charcuterie et croque-monsieur au pain de la maison Poilâne.
- Repères : place Patrick-Devedjian, adresse publiée comme anciennement 6 place du Marché ; sa page d’accès cite la gare RER B d’Antony et le parking municipal du centre-ville.
- Jours : son site annonce une ouverture tous les jours, de 8 h à minuit du lundi au vendredi et le dimanche, jusqu’à 1 h le samedi.
- Téléphone : 01 47 61 00 19, publié sur son site.
Un service de 8 h à minuit, une heure de plus le samedi : la table à retenir quand votre horaire bouge à la dernière minute.
Rosalie, 2 place du Marché (place Patrick-Devedjian)
- Carte : brasserie moderne, avec œufs mayonnaise aux œufs bio, saucisse au couteau de la maison Brosset et purée au beurre noisette, tartare de bœuf charolais préparé minute, poulet rôti arrosé à la cuillère et frites maison. Sa carte annonce aussi un plat du jour dit inspiré du marché et des envies du chef. Elle précise que toutes les viandes sont d’origine européenne, annonce un menu enfant, et réserve le mercredi aux moules-frites.
- Repères : 2 place du Marché selon son adresse publiée, ancien nom de la place Patrick-Devedjian ; la halle du marché est à côté. Son site ouvre aussi une rubrique groupes et privatisation.
- Jours : du lundi au samedi au déjeuner et au dîner, le dimanche en continu jusqu’au milieu de l’après-midi.
- Téléphone : 01 55 59 87 51, publié sur son site.
Le plat du jour inspiré du marché, le menu enfant et le service continu du dimanche en font la table la plus simple à caler sur un repas de famille, et la rubrique groupes de son site répond aux tablées nombreuses.
Osteria Pietrinella, 8 rue de l’Église
- Carte : bistrot italien à carte hebdomadaire, numérotée par semaine sur son site, avec vitello tonnato, burrata e zucca, pappardelle ai funghi, paccheri al ragù genovese, ravioli al burro di salvia et cannolo siciliano. Elle nomme ses produits : spaghettoni Armando, pecorino Fiore Sardo DOP, burrata des Pouilles, coppa de la famille Calabrese à San Marzano, veau de l’Aveyron Label Rouge et chocolat Patrick Roger pure origine Madagascar.
- Repères : rue de l’Église, au cœur du vieil Antony selon ses propres termes ; sa page d’accès annonce la station Antony du RER B à quelques minutes à pied, le bus 3 à l’arrêt Église-Mairie et trois parkings à proximité immédiate. Sa page privatisation annonce l’ouverture du restaurant sur demande et sur devis le samedi et le dimanche.
- Jours : le lundi au dîner, du mardi au vendredi au déjeuner et au dîner ; fermé le samedi et le dimanche. Son site annonce une formule du midi, sans en détailler le contenu.
- Téléphone : 01 58 35 49 83, publié sur son site.
Une carte qui change chaque semaine, une formule du midi, une page privatisation : le profil du déjeuner de semaine. Pour juger une table italienne sur sa pâte, sa sauce et ses antipasti, mes repères figurent dans mon guide du restaurant italien à Antony.
Nawar, 10 place de l’Hôtel de Ville
- Carte : cuisine libanaise, rangée par son site en hors-d’œuvre froids, hors-d’œuvre chauds, grillades, assiettes et menus. Les intitulés sont nommés : hommos beyrouti, moutabal d’aubergines, chankliche au fromage de brebis, bastorma de bœuf fumé et épicé et moujadara côté froid, taouk mariné à l’huile, à l’ail et au citron et kafta khachkhache côté grillades.
- Repères : place de l’Hôtel de Ville, à l’autre bout du centre ancien, à quelques rues de la place du marché.
- Téléphone : 01 46 66 14 60, publié sur son site.
- Jours : fermé le lundi, ouvert du mardi au samedi au déjeuner et au dîner, puis le dimanche au déjeuner.
Cette organisation de carte, froid puis chaud puis grillades, est celle d’un repas partagé au milieu de la table : pratique un dimanche à plusieurs, puisque la maison ouvre ce jour-là au déjeuner.
L’avenue de la Division Leclerc : deux cuisines du monde et la vente à emporter

Le grand axe qui traverse Antony concentre un autre type d’adresses : des maisons de cuisine du monde qui misent autant sur la salle que sur la vente à emporter. Aucune des deux ne publie de gare ni d’arrêt sur son site, à la différence des tables du centre ; les deux annoncent en revanche ce qui sort de leur cuisine.
Chez Quyên-Chi, 53 avenue de la Division Leclerc
- Carte : cuisine vietnamienne exclusivement, selon ses propres mots, avec pâté impérial, croquettes de crevettes, rouleaux de printemps, soupe tonkinoise, porc caramélisé et poulet à la citronnelle. Son site indique qu’environ la moitié des produits utilisés en cuisine viennent directement du Vietnam.
- Repères : avenue de la Division Leclerc, salle et carte dédiée aux commandes à emporter.
- Jours : du lundi au samedi, au déjeuner et au dîner ; le dimanche n’est pas annoncé.
- Téléphone : 01 42 37 80 80, publié sur son site.
Cette carte ne sort pas du Vietnam. Si vous cherchez une soupe tonkinoise plutôt qu’un catalogue où le vietnamien voisine avec le thaï et le chinois, c’est le bon arrêt sur cette avenue.
Indian Palace, 83 avenue de la Division Leclerc
- Carte : cuisine indienne détaillée plat par plat, des pakora et samosa au poulet tandoori, seekh kebab, butter chicken, biryani, palak paneer et daal, avec cheese naan et naan à l’ail, puis kulfi et gulab jamun au dessert.
- Repères : avenue de la Division Leclerc ; son site annonce des plats à emporter et une livraison vers Antony et plusieurs communes alentour, dont Sceaux, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Verrières-le-Buisson.
- Jours : non publiés sur son site, ce qui impose un appel avant de se déplacer.
- Téléphone : 01 46 74 66 00, publié sur son site.
La carte distingue ses bases de sauce, korma, madras, tikka masala ou vindaloo : de quoi commander précisément, sur place comme à la maison.
Vers la Croix-de-Berny : la table du dimanche soir
La Croix-de-Berny est le pôle tertiaire de la ville, desservi par le RER B et par le tramway T10 depuis juin 2023, selon la ville d’Antony. Une seule table de cette sélection tient cet axe, et ce sont ses jours qui la rendent utile.
Sushi Antony, 126 avenue Aristide-Briand
- Carte : restaurant japonais, avec makis, sushis, sashimis, chirashi, temaki à l’unité, california épicé, maki spécial, brochettes, bento et menus bateau.
- Repères : avenue Aristide-Briand, sur l’axe qui relie le centre à la Croix-de-Berny ; son site ne nomme ni station ni arrêt. Il annonce des produits frais et préparés à la commande, sans nommer une espèce ni une provenance de poisson, et sans citer de chef ni de spécialité.
- Jours : du lundi au samedi au déjeuner et au dîner, le dimanche au dîner seulement.
- Téléphone : 01 55 59 77 77, publié sur son site.
Ce dimanche soir ouvert, avec plats à emporter et livraison annoncés, répond à un besoin précis : dîner quand le centre a fermé. Ce que sa carte ne dit pas, l’espèce et la provenance du poisson, est la question à poser au téléphone ; dans cette sélection, c’est son dimanche soir qui la distingue.
Quelle table pour quelle occasion

| Table (cuisine) | Quartier | Pour quelle occasion |
|---|---|---|
| Jean (française traditionnelle) | Place Patrick-Devedjian | Dîner tardif |
| Rosalie (brasserie moderne) | Place Patrick-Devedjian | Dimanche en famille |
| Osteria Pietrinella (italienne) | Rue de l’Église | Déjeuner de semaine |
| Nawar (libanaise) | Place de l’Hôtel de Ville | Repas partagé, dimanche midi |
| Chez Quyên-Chi (vietnamienne) | Avenue de la Division Leclerc | Dîner à emporter |
| Indian Palace (indienne) | Avenue de la Division Leclerc | Commande livrée |
| Sushi Antony (japonaise) | Avenue Aristide-Briand | Dîner du dimanche soir |
Chaque occasion de la dernière colonne tient à un fait écrit dans la notice correspondante : le service de 8 h à minuit chez Jean, le menu enfant et le service continu du dimanche chez Rosalie, la formule du midi et le déjeuner du mardi au vendredi à l’Osteria, le dimanche midi chez Nawar, la carte à emporter de Chez Quyên-Chi, la livraison d’Indian Palace, le dimanche soir de Sushi Antony.
Trois repères pour juger une table d’Antony avant de vous asseoir
Premier repère : la carte datée. Un menu numéroté par semaine, comme celui de l’Osteria Pietrinella, ou un plat du jour annoncé inspiré du marché et des envies du chef, comme chez Rosalie, engage la cuisine sur un cycle court. Une carte identique toute l’année engage moins.
Deuxième repère : les produits nommés. Une saucisse attribuée à un charcutier, un pain attribué à un boulanger, une origine de viande précisée, une part de produits importée annoncée : ces mentions se vérifient, et l’équipe qui les écrit accepte d’être jugée dessus. Quatre cartes le font ici, celles de Jean, de Rosalie, de Chez Quyên-Chi et de l’Osteria Pietrinella.
Troisième repère : un seul registre tenu jusqu’au bout. Une maison qui annonce la cuisine libanaise et écrit bastorma, chankliche et moujadara sur sa carte, comme Nawar, nomme une façon de manger plutôt qu’un catalogue. Même logique pour celle qui dit servir uniquement vietnamien. La grille que j’applique à toutes les communes du département figure dans mon article sur les critères qui font le meilleur restaurant des Hauts-de-Seine.
Avant de réserver : les trois choses à vérifier
Les jours publiés d’abord. Une seule maison de cette page ne les affiche pas : Indian Palace. Un appel évite le déplacement pour rien, surtout un dimanche ou un lundi : le numéro que chacune publie figure dans sa notice ci-dessus. À l’inverse, l’Osteria Pietrinella annonce clairement son samedi et son dimanche fermés, et Nawar son lundi.
Le mode de commande ensuite. Jean, Rosalie et l’Osteria Pietrinella annoncent une réservation en ligne, Nawar une commande en ligne, Chez Quyên-Chi une carte à emporter, Indian Palace et Sushi Antony l’emporté et la livraison. Passer par le canal que la maison indique évite l’appel sans réponse.
La carte du jour enfin. Demandez celle de la semaine plutôt que la carte générale : c’est elle qui dit ce que la cuisine travaille en ce moment. Et si vous visez un déjeuner après les courses, calez-le sur les jours de marché, mardi, jeudi et dimanche matin.
Autour d’Antony : le tram et le reste du département
Le T10 relie la Croix-de-Berny à Clamart en traversant quatre communes, selon la ville d’Antony : Antony, Châtenay-Malabry, Le Plessis-Robinson et Clamart. Sans être limitrophe d’Antony, Le Plessis-Robinson devient une sortie facile depuis le pôle tertiaire : son offre de cœur de ville est décrite dans mon guide des restaurants du Plessis-Robinson.
Pour un dîner d’exception, les maisons distinguées par les guides se cherchent à l’échelle du département : mon dossier sur le restaurant gastronomique dans les Hauts-de-Seine détaille ce que recouvrent ces distinctions. Et pour situer Antony entre les quartiers d’affaires du nord et les communes du sud, ma vue d’ensemble des restaurants des Hauts-de-Seine du nord au sud replace chaque pôle dans son contexte.
Prochaine étape : retenez deux noms selon votre cas, vérifiez le jour sur le site de la maison, puis réservez ou appelez. Un déjeuner de semaine au centre, un dimanche en famille sur la place, un dîner à emporter sur l’avenue : Antony répond aux trois, à condition de regarder la carte avant la vitrine.